J’habitais un quatre pièces et au début je sortais le soir dans le jardinet avec mes frères et sœurs. Combien étions-nous ? Difficile à savoir. Six, huit, dix. Après quelques mois nous n’avions plus le droit de sortir. Nos aboiements signalaient la présence d’un promeneur, d’une voiture qui passait, d’une porte qui claquait. Nuit et jour, nous formions un orchestre avec les nombreux chiens qui habitaient en face et nous les envions car eux ils avaient droit aux voyages en voiture, au balcon ou au jardin. Bien sûr, le quartier était bruyant et des humains avaient prévenu la police municipale, la mairie,

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