J’habitais un quatre pièces et au début je sortais le soir dans le jardinet avec mes frères et sœurs. Combien étions-nous ? Difficile à savoir. Six, huit, dix. Après quelques mois nous n’avions plus le droit de sortir. Nos aboiements signalaient la présence d’un promeneur, d’une voiture qui passait, d’une porte qui claquait. Nuit et jour, nous formions un orchestre avec les nombreux chiens qui habitaient en face et nous les envions car eux ils avaient droit aux voyages en voiture, au balcon ou au jardin. Bien sûr, le quartier était bruyant et des humains avaient prévenu la police municipale, la mairie,
la SPA
. Mais notre cas ne relevait d’aucun de ces organismes. Un jour, ma maîtresse est partie, nous laissant seuls. Où ? Pour combien de temps ? Enfin, un jeune homme a poussé la porte et devant le spectacle insoutenable, il a mobilisé les grands moyens. Aujourd’hui pour qu’on s’occupe de nous il faut des journalistes, la télé. Plein de monde est venu nous voir. Paraît qu’il n’y a plus de place pour nous dans les refuges ? Je me demande s’ils ne vont pas nous envoyer au paradis des chiens rejoindre mes deux frères qui ont déjà péri dans l’appartement

D'un côté,au niveau national, les médecins urgentistes des hôpitaux qui protestent contre la saturation des services d'urgences, les fermetures de lits, et exigent des moyens supplémentaires pour accueillir les patients dans de bonnes conditions, notamment les personnes âgées.
De l'autre, les médecins libéraux du district de Vesoul qui protestent contre le manque de clients lorsqu'ils sont de garde et qui ne veulent plus assurer de permanences une nuit par mois et un week-end tous les six mois pour éviter des troubles du sommeil.
Enfin, ce week-end, les habitants de Saint Loup qui doivent aller chercher des médicaments à la pharmacie de garde à Citers.
Le système actuel des urgences étant bien malade,le gouvernement est obligé de trouver rapidement un remède pour permettre à chaque citoyen d'avoir doit à des soins de qualité.
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